Marc Gicquel (tête de liste Front de Gauche-NPA en Pays de la Loire) interpelle Europe Ecologie  (PARTI DE GAUCHE - FRONT DE GAUCHE) posté le lundi 22 février 2010 11:32

 

Communique de presse :
Récemment, Jean Philippe Magnen, tête de liste d'Europe Ecologie pour les Pays de Loire, a indiqué à propos du second tour « le Modem, pourquoi pas ». La liste « Tous ensemble, la gauche vraiment !» s'interroge sur ce que cela signifie. L'opposition à l'aéroport de Notre Dame des Landes, n'est pas suffisante pour constituer une majorité régionale, même écologiste quand on sait que le Modem n'est pas opposé au nucléaire, ce qui devrait indisposer Europe Ecologie...
L'opposition à Sarkozy ne peut non plus être la boussole des alliances car cela conduirait à inclure De Villepin, le promoteur du CPE rejeté par la jeunesse. Le Modem dispose d'un programme qui est clairement libéral, mais il évite de trop en parler : TVA sociale et baisse des cotisations sociales, inscription dans la constitution de l'équilibre du budget de l'Etat (pire que le traité de Maastricht), favorable à la retraite par points. Le préprogramme du Modem prévoyait (décembre 2009) la hausse de la TVA et de la CSG. Et puis notons que M Bayrou siège au Parlement européen dans le groupe des Démocrates et des Libéraux....

La liste « Tous ensemble, la gauche vraiment » mène campagne pour une Région qui résiste au libéralisme, choisisse une voie réellement solidaire et écologiste. Jamais elle ne participera à une opération qui amènerait encore plus la gauche à renoncer. Pour le second tour, nous avons fait le choix d'une fusion démocratique entre toutes les listes de gauche (PS, Europe Ecologie, et notre liste) et seulement entre ces listes.

Marc Gicquel
Tête de liste (Parti de Gauche) de Tous ensemble, la gauche vraiment !

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Jean-Luc Mélenchon. «Nous sommes sous-évalués» (Interview)  (PARTI DE GAUCHE - FRONT DE GAUCHE) posté le samedi 20 février 2010 12:52

 

Leader du Parti de gauche après avoir quitté le PS, Jean-Luc Mélenchon a fait le pari d'une union de la gauche de la gauche. Pour le Front de gauche qu'il conduit au côté de la communiste Marie-George Buffet, les régionales seront un test décisif.

 

 

Le Front de gauche a adopté des stratégies différentes selon les régions. Ne craignez-vous pas que les électeurs aient des difficultés à comprendre ces démarches fluctuantes?

C'est en effet un risque. Du coup, les sondages nationaux éprouvent des difficultés à évaluer la force exacte du Front de gauche. Ils ne tiennent compte que de 17 régions sur 22, celles où nous présentons des listes autonomes. Nous sommes ainsi systématiquement sous-évalués. L'affaire est encore plus compliquée par le fait que, dans cinq régions métropolitaines, les communistes ont fait alliance avec les socialistes dès le premier tour. Mais, dans ces cinq régions, de nombreux communistes soutiennent les listes indépendantes et unitaires que nous avons constituées avec le NPA. C'est, par exemple, le cas en Bourgogne. De mon point de vue, il me semble que nous avons plutôt progressé par rapport aux élections européennes. Nous avons fait avancer l'union de toute l'autre gauche pour que celle-ci pèse de tout son poids dans la compétition électorale.

Un certain nombre de responsables socialistes ne cachent pas leur volonté de passer des accords de deuxième tour avec le MoDem. Accepterez-vous de fusionner avec ces socialistes?

Non! Il n'y aura pas de fusion avec le Parti socialiste là où celui-ci embarquera le MoDem au second tour. Nous publions, cette semaine, une brochure qui analyse le programme du MoDem pour que tout un chacun voie bien de quoi il s'agit et à quel point l'idée d'une alliance avec cette formation de droite est inacceptable. Notre objectif est de passer devant le MoDem à l'occasion de ces régionales, de sorte que le Parti socialiste soit mis au pied du mur et fasse un choix d'alliances claires. Et nous souhaitons qu'il fasse alliance avec le Front de gauche, et pas avec le MoDem.

Quel jugement portez-vous sur la façon dont Martine Aubry a géré le dossier Georges Frêche en Languedoc-Roussillon?

Je pense que cette affaire a été menée en dépit du bon sens par les socialistes. On constate que M.Frêche est passé du statut de brute dominante à celui de victime. Tout cela a créé un énorme désordre, au moment où l'espace politique a besoin de clarté et de simplicité. Aujourd'hui, nous sommes revenus à la configuration qui prévalait avant l'épisode Mandroux. Les sondages créditent aujourd'hui les différentes formations de gauche de cette région de 29%, soit un score équivalent à celui de la liste Frêche. Cela veut dire que tout reste ouvert si l'ensemble des listes de gauche se retrouvent au deuxième tour derrière celui qui sera arrivé en tête au premier tour, face à Frêche et à la droite.

Donnez-vous acte à Nicolas Sarkozy du fait qu'il a renoncé à passer en force en ce qui concerne la réforme des retraites?

De sa part, cette annonce relève simplement de l'habileté. Il cherche à faire en sorte que la question des retraites ne soit pas abordée pendant la campagne des régionales. Il doit être bien informé sur l'état de l'opinion. Si nous avons placé cette question au premier plan de notre campagne, en défendant la retraite à 60 ans, ce n'est pas pour rien.

 

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Pierre Laurent tête de liste Front de Gauche: Portrait de campagne en Île-de-France  (PARTI DE GAUCHE - FRONT DE GAUCHE) posté le jeudi 18 février 2010 10:32

Tête de liste du Front de gauche, il parcourt la région parisienne, convaincu que le dialogue avec les électeurs et la sincérité paient davantage que la séduction. L’écoute semble être sa marque de fabrique.

La journaliste de Canal Plus regarde Pierre Laurent et lui balance, boudeuse  : « Je suis déçue, Marie-George Buffet n’est pas là. » Il lui rétorque, ironique  : « Je suis désolé d’être là… » Plusieurs reporters affluent ce matin-là sur le parvis de la gare du Nord, à Paris, espérant voir la secrétaire nationale du PCF, comme l’indiquait le communiqué de presse qui annonçait l’initiative sur les transports. Qu’importe la présence de la tête de liste du Front de gauche en Île-de-France, il n’est pas connu, déplorent-ils. Eux veulent interviewer un visage identifiable, quitte à conforter les partis dans leur persistance à présenter toujours les mêmes candidats et en faire des élus cumulards.

 

Patrice Carmouze découvre pourtant un homme politique qui « ne fuit pas les questions ». Le journaliste de la chaîne de télé Cap 24 venait, cet après-midi-là au studio, de maintenir la pression une demi-heure durant sur Pierre Laurent, le questionnant aussi bien sur la chute des pays socialistes que sur son programme électoral. « C’est intéressant ce qui se passe au PCF, que l’on soit pour ou contre, mais enfin, il y a un vrai renouvellement dans les idées, la façon de militer, les alliances qu’il noue et dans les projets », commente Patrice Carmouze à la fin de son émission, satisfait de la prestation du candidat  : « Il est bon », glisse-t-il.

 

« Je me dois d’y aller avec mes tripes »

 

Pierre Laurent n’est pas un séducteur. Son style charme pourtant ceux qui le côtoient au jour le jour dans la campagne. « Je connaissais sa capacité intellectuelle. Je m’aperçois qu’il sait avec sensibilité faire circuler la parole, en faire écho. Il écoute énormément et prend en compte les propositions des citoyens et des associations », dit sa colistière Henriette Zoughebi. C’est la marque de fabrique de ce candidat de cinquante-deux ans, qui brigue son premier mandat électif, son empreinte d’une rencontre à l’autre, comme avec des habitants du 20e arrondissement de Paris, avec des salariés de la SNCF ou avec des féministes. Ce jour-là, la directrice d’un centre social l’invite à visiter les locaux de cette structure associative pratiquant « la démocratie implicative » avec la population. Le concept fait mouche auprès du candidat  : « Elle n’a pas tort de préférer cette formule à celle de démocratie participative. » Le soir même, il évoque son entrevue avec la directrice du centre lors d’une réunion des militants du Front de gauche, incitant chacun à la réflexion.

 

« Il y a beaucoup d’expertise dans la population, les associations, les syndicats ou chez les élus locaux. Cette expertise-là est partagée au fur et à mesure de la campagne, et permet d’affiner les propositions et le projet que notre liste porte », nous explique Pierre Laurent autour d’une table dans une brasserie parisienne. La tasse de chocolat réchauffe ses mains engourdies par la neige qui est tombée par intermittence tout au long de cette journée de distribution de tracts devant les entreprises ou sur les marchés. Le chef de file du Front de gauche privilégie ces moments de contact direct avec les citoyens  : « Les gens se méfient de l’ambiance politique et médiatique, estime-t-il. Ils ont besoin de cet échange, de cette proximité qui lève les barrières. »

 

Et puis, sans se raconter d’histoires, le coordinateur national du PCF sait que pour se faire « connaître et reconnaître », il doit multiplier les petites rencontres et bousculer son tempérament d’homme « réservé », selon Marie-George Buffet. « Je dois y aller franchement, avec mes tripes, je me dois de convaincre », confie-t-il. Avant de préciser  : « Je ne veux pas le faire sur le registre de la pipolisation. Je ne veux pas asséner un discours aux gens, j’ai envie d’être dans le dialogue avec eux. Ce n’est certes pas le style politique à la mode aujourd’hui, je le trouve cependant plus proche de la sincérité. » Et si, finalement, Pierre Laurent était en train de réhabiliter les politiques qui privilégient le fond de leur discours sur leur image  ? Marie-George Buffet le pense fortement  : « Dans cette politique frime, qui perd son sens, qui sombre dans une séduction rapide, c’est peut-être une garantie que d’avoir des hommes et des femmes qui gardent une certaine rigueur, une certaine droiture en politique. »

 

70 % des colistiers briguent un mandat pour la première fois

 

Depuis plus d’un mois, Pierre Laurent parcourt l’Île-de-France, engagé dans un marathon qui ne prendra fin qu’à la veille du 14 mars prochain. « Je n’ai pas accepté d’être candidat pour que mon nom figure sur l’affiche », dit-il sur le rythme effréné qu’il s’est assigné quotidiennement.

« J’essaie de mettre toute mon énergie dans cette campagne que j’estime très importante. Les gens sont très inquiets et en colère, ils veulent adresser un message contre Sarkozy », justifie-t-il. En deux jours, ces mercredi et jeudi-là, il aura dialogué avec des fonctionnaires de l’hôpital public, des salariés de la Snecma, des locataires, des sans-papiers ou des étudiants et des enseignants. Pour autant, Pierre Laurent n’est pas seul dans cette conquête des électeurs. La composition de la liste du Front de gauche demeure sans doute son principal atout.

Sa diversité, ce soir-là, est palpable dans la salle du siège du Conseil national du PCF, à Paris. Il y a là des candidats communistes, du Parti de gauche, de la Gauche unitaire, des Alternatifs ou encore de l’Alternative citoyenne. Des hommes et des femmes de toutes les couleurs, de tous âges qui parlent la même langue, partagent les expériences, affinent les idées. 70 % d’entre eux se présentent pour la première fois aux élections, 30 % ont moins de 35 %.

 

« Le Front de gauche est devenu une réalité, les gens ne l’identifient pas à un parti quelconque, c’est une étiquette unitaire », souligne Éric Coquerel, secrétaire national du PG. Tête de liste à Paris, il juge  : « Cela nous oblige à privilégier notre projet et nos propositions. » Du coup, se réjouit-il, « tous les candidats comptent pour un. Le contenu prend le pas sur la politique spectacle ».

Il paraît déjà loin le temps où Pierre Laurent dirigeait la rédaction de l’Humanité. L’homme se glisse lentement mais sûrement dans son nouvel habit de candidat.

Mina Kaci

 

 

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Venezuela: Hugo Chavez inaugure la chaîne d'hypermarchés "Bicentenario"  (AMERIQUE LATINE ET REVOLUTIONS DEMOCRATIQUES) posté le lundi 15 février 2010 15:58

 

Le président socialiste du Venezuela Hugo Chavez a inauguré samedi la chaîne d'hypermarchés Bicentenario, héritière du réseau Exito du groupe de distribution français Casino, exproprié le mois dernier pour avoir augmenté ses prix indûment selon le gouvernement.


"Ceci était le capitalisme, la propriété privée. Maintenant, tout cela est la propriété du peuple", s'est félicité le chef de file de la gauche radicale latino-américaine en inaugurant l'un des nouveaux établissements à Barquisimeto, dans l'Etat de Lara (ouest).


Il y a trois semaines, M. Chavez avait décrété la fermeture puis la nationalisation des magasins Exito, accusés d'avoir d'avoir augmenté leurs prix à des fins "spéculatives" après la dévaluation le 8 janvier de la monnaie locale, le bolivar.

Pour éviter une valse des étiquettes, M. Chavez avait menacé d'exproprier tous les commerçants qui augmenteraient les prix de manière abusive.


Les hypermarchés Bicentenario feront partie du réseau Comerso (Corporation de Marchés socialistes), un nouveau réseau de commerces "socialistes" contrôlé par l'Etat, vendant à des prix cassés des véhicules importés de Chine et d'Argentine, des vêtements venant de Bolivie, ou des produits issus de l'industrie nationale.


"Nous appliquons le juste prix", a affirmé le président vénézuélien, en évoquant les tarifs pratiqués par Comerso.


Le président Chavez a également annoncé hier que l'Etat vénézuelien allait acquérir 80% du capital de Cativen, une filiale du groupe Casino qui exploitait les 6 hypermarchés Exito nationalisés ainsi que 35 supermarchés "Cada" et possède 6 centres de distribution et près d'une centaine de camions de transport.

 

Avec cette opération, le président vénézuelien intensifie donc sa lutte contre la spéculation opérée par les grands groupes, en faisant prendre à l'Etat une part plus importante dans la distribution de biens de consommation, un secteur dominé en grande majorité par de grands groupes nationaux et étrangers.

 

 

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Transports : le Front de Gauche propose un "Pass UniGo" à 56 euros pour L'Ile-de-France  (PARTI DE GAUCHE - FRONT DE GAUCHE) posté le dimanche 14 février 2010 19:58

 

Rames bondées, trains et horaires inadaptés, les conditions de transport en Île-de-France sont devenues insupportables. Pour répondre aux besoins des franciliens, il faut garantir le droit au transports pour tous et favoriser les déplacement propres.

 

Le Front de Gauche propose de mettre en place un Pass "Unigo" en Île-de-France à tarif unique, au prix de la zone 1 et 2, soit 56€, destiné à remplacer le "Pass Navigo" à tarification différente selon le lieu de domiciliation.

"Le tarif unique, c'est un progrès sur l'égalité des transports", a déclaré à des journalistes Pierre Laurent, tête de liste FG en Ile-de-France pour les régionales, en campagne sur le parvis de la Gare du Nord où des milliers de voyageurs transitent chaque jour.

Côté financement, "l'Etat reconnaît lui-même qu'il faut mettre des millions d'euros sur la table" pour les transports, a ajouté M. Laurent, numéro deux du PCF, proposant notamment d'"augmenter le versement transport des entreprises par mesure législative".

Pour le chef de file FG à Paris, Eric Coquerel (Parti de gauche), "il faut faire en sorte d'utiliser de moins en moins les voitures en Ile-de-France" et "mettre en avant la dimension écologique" des transports en commun.

Le FG propose également le remboursement à 100% des trajets domicile-travail par l'employeur, l'extension de la gratuité aux titulaires de la CMU, aux jeunes en formation ou en insertion, à de nouvelles catégories de chômeurs ainsi que des réductions très importantes pour les salariés à bas revenus.

 

Ces mesures coûteraient 600 millions d'euros à la région et au Stif (syndicat des transports d'Ile-de-France), 600 millions aux entreprises et 150 millions à l'Etat : "une goutte d'eau comparée au versement d'argent qui a engraissé les banques", juge le Front de gauche.

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